Les diamants sont entrés dans l'histoire de l'humanité en Inde, environ 800 ans avant Jésus Christ. Les sultans de l'inde ancienne avaient déjà le sentiment de leur rareté : ils envoyèrent 100 000 personnes creuser dans les graviers qui bordaient les rivières de Golconde pour chercher des diamants.
Déjà, au IV eme siècle avant notre ère, un manuscrit en sanscrit (Code des impôts appelé Artha-castra), traitant du commerce du Diamant (Vajra), souligne qu'il était connu pour être a la fois la plus dure et la plus rare et, donc, la plus précieuse d'entre toutes les pierres. Une description très détaillée est également faite du "Vajra idéal"qui se doit d'être un bel octaèdre.
Pline l'ancien, au 1er siècle après J.C. écrivait dans son "Histoire Naturelle" (Livre XXXVII - paragraphe XV) : "Le plus grand prix, non seulement parmi les pierres précieuses, mais encore entre toutes les choses humaines, est attribué au Diamant (Adamas, qui signifie en grec : indestructible). Pendant longtemps, cette pierre n'a été connue que des rois et même, de très peu de rois... Comme le cristal, il est transparent, a six pans unis, et se termine en pointe, formé qu'il est, chose merveilleuse, de deux parties opposées, comme si on avait réuni par leur base deux cônes. L'essai des diamants se fait sur l'enclume, et ils résistent si bien aux coups que le fer rebondi et que l'enclume même se fend tellement la dureté en est incroyable. De plus ils triomphent du feu et ne s'échauffent jamais..."
Les ordonnance du pieux Saint Louis (qui régna de 1226 a 1270) interdirent aux femmes (princesses comme roturières) de porter la moindre pierre précieuse. Il fallut attendre l'éblouissante Agnès SOREL, devenue en l'an 1444 la "favorite officielle" du roi Charles VII pour oser braver cet interdit. Elle paraîtra a toutes les fêtes royales couvertes de bijoux. Elle devint d'ailleurs la meilleure cliente de Jacques COEUR (Grand argentier du roi) qui avait amassé des trésors venu d'orient. La mode était lancée... la reine et toutes les femmes de la Cour vont suivre son exemple.
Jean-Baptiste TAVERNIER (1605 - 1689), fils d'un marchand anversois, grand explorateur et connaisseur en pierre précieuses, fut le premier a rapporter en occident des pierres exceptionnelles (on disait a l'époque, des "diamens"), a l'occasion de ses 6 voyages aux Indes. C'est ainsi que Louis XIV lui acheta en bloc, en 1669, le produit de sa sixième expédition (la plus fructueuse) et notamment un très grand diamant bleu de 112 carats qui, une fois retaillé, devait devenir plus tard le fameux diamant Hope. Le lot comprenait également 46 grandes et moyennes pierres et 1 122 petites...
Parmi les grands de ce monde, Napoléon I er para très généreusement sa très grande famille de nombreux diamants choisis parmi les plus belles pierres d'Europe. On pu en admirer un certains nombre, en 2004, dans le cadre de l'exposition organisé par CHAUMET "Napoléon Amoureux - Bijoux de l'Empire, des Aigles et du Coeur". En effet, une bonne partie des bijoux commandés par Napoléon pour le grand amour de sa vie, Joséphine, ou plus tard pour la jeune impératrice Marie-Louise a été crée par Marie-Etienne NITOT ou par son fils, François-Regnault NITOT, les fondateurs de la Maison CHAUMET. Depuis 1907, CHAUMET est installé au 12 de la Place Vendome.
La première découverte officielle d'un diamant en Afrique du Sud eu lieu fin 1866 dans les graviers sur la ferme De Kalk, située sur la berge du fleuve Orange. C'est l'histoire du jeune Erasmus Jacobs, âgé de 15 ans, fils d'un fermier boer, qui trouve par hasard un caillou plus brillant que les autres. Un jour, l'un de ses voisins fermiers, Schalk van Niekirk, attiré par l'étrange couleur de ce caillou , demanda a l'acheter. Mais l'historie raconte que Erasmus éclata de rire et lui offrit, tout simplement le caillou. Van Niekirk parti immédiatement pour la ville, montra le caillou a un géologue qui l'identifia comme étant un diamant brut de 21,25 carat et lui acheta la pierre pour 500 dollars. Ce diamant fut baptisé "Euréka" puis taillé en un brillant de 10,73 carat. La famille Jacobs refusa toujours l'argent qu'on lui proposait en dédommagement prétextant qu'un vulgaire caillou ne pouvait justifier une telle somme. L'euréka fut présenté a Paris lors de l'exposition universelle de 1867 et finira par être racheté par la De Beers. En 1869, un jeune berger, faisant paître ses moutons prés de la rivière orange aperçoit un caillou transparent qui ne ressemble pas aux autres. Il le porte a van Niekirk dont l'histoire était maintenant connue de tous. Il offrira au berger toute sa fortune (550 moutons et dix boeufs). Van Nierkirk part, une nouvelle fois en ville et parvient a négocier son diamant (de 83,50 carats) pour la coquette somme de 60 000 dollars. Ce diamant, une fois taillé, fut baptisé "l'Étoile d'Afrique du Sud". La nouvelle se répand ensuite comme une rainée de poudre. En 1870, les prospecteurs arrivent par centaine puis par milliers sur les berges du Vaal de l'orange.
C'est également en 1870 qu'arrive Cecil RHODES, âgé de 17 ans, rapidement passionné par le diamant et doté d'un remarquable sens des affaires, il sut s'entourer et développa une habile stratégie d'association et d'acquisition qui, 10 ans après, en 1880, le conduisirent a créer la : DE BEERS Mining Co au capital de 200 000 Livres sterling. C'est d'ailleurs cette même année 1880 que naquit Ernest OPPENHEIMER. Après avoir été maire de KIMBERLEY, il fonda l'AAC (Anglo American Corporation of South Africa) puis la CDM (Consolidated Diamond Mines) et devint, en 1929, président de la DE BEERS.
Thomas CULLINAN naquit en Afrique du Sud en 1862. Son raisonnement était simple : si on trouvait des diamants dans les fermes, dans la région de Pretoria, c'est qu'il venaient de roches volcaniques situées en amont d'ou ils étaient décrochés par le ruissellement de l'eau. Il trouva finalement un terrain favorable a ses recherches, dans une propriété située a 40 kilomètres de Pretoria dont il pu acheter une partie en 1902 et baptisa sa compagnie minière "Mine Premier" en l'honneur du premier ministre du Cap, Cecil Rhodes, qui venait de mourir..
Deux ans après, un certain jeudi de Janvier 1905, dans cette mine Premier, dans un cratère de 9 mètres de profondeur, fut découvert le plus gros diamant du monde... 3 106 carats ! Il fut baptisé CULLINAN, du nom donc du propriétaire de la mine.
Le gouvernement Sud-Africain l'acheta et l'offrit au roi Edouard VII a l'occasion de son 66 eme anniversaire (et pour le remercier de l'autonomie du Transvaal)
La taille en fut confiée aux frères ASSCHER d'Amsterdam (qui avaient déjà taillé en 1903 "l'Excelsior", diamant brut de 995,20 carat). Ils en sortirent 9 tres grosses pierres et 96 plus petites. La plus grosse de ces pierres fut baptisés "Great Star of Africa"(530,20 carats) et fut monté sur les sceptre royal britannique. Ensuite vint une pierre baptisée le Cullinan II (317,40 carats) qui orne la couronne royale d'Angleterre. Ces deux diamants sont exposés a la tour de Londres.
Une autre anecdote significative : en 1928, le Maharaja de Patiala "le Magnifique", flanqué d'une douzaine de Sikhs fait irruption chez BOUCHERON, Place Vendome, avec 6 cassettes de fers gris contenant tout son trésor (dont 7 571 diamants !) pour se faire fabriquer un spectaculaire plastron. Ce jour la, il passa 149 commandes pour lui et son harem ! L'histoire de la dynastie Boucheron commence en 1858 avec l'ouverture, par Frédéric Boucheron, de la Joaillerie du Palais Royal. Puis, 50 ans plus tard, Boucheron sera le premier des "grands" a s'installer Place Vendome en 1893, dans l'hôtel de la comtesse de Castiglione. "Pierre de légende dont la magie traverse les époques, pierre mythique et fascinante, le diamant est le symbole de l'éternité et de l'amour. Son intemporelle beauté se transmet avec bonheur et émotion de génération en génération". Boucheron .
LES CRITÈRES DE CHOIX : LA RÈGLE DES "5 C"
Le diamant est fascinant de beauté et il peut donc paraître bien réducteur de le classer en fonction de caractéristiques techniques. Mais on peut aussi considérer que la connaissance de ces caractéristiques ne fait qu'ajouter au plaisir spontané et quasi-magique qu'on éprouve en regardant une pierre.
Avant de rentrer dans des détails plus précis d'évaluation, il est bon d'aborder, le plus simplement possible, les cinq critères essentiels qui, finalement, tombent sous le sens :
- Le premier d'entre eux est le poids, exprimé en carats (c'est le premier "C"). Plus un diamant est gros plus il est rare. Cela peut aller de tous petits diamants sertis, par exemple, autour d'une pierre centrale d'une bague, jusqu'au plus grand des diamants du monde, le CULLINAN de 530, 20 carats, serti sur le sceptre d'Angleterre.
- Le second est la couleur (c'est le deuxième "C") : plus un diamant est blanc (sans couleur), plus il est rare.
- Le troisième est la pureté (Clarity, en anglais, c'est donc notre troisième "C"). Plus un diamant est pur, plus il est rare
- Le quatrième est la qualité de la taille (Cut en anglais, voilà donc notre quatrième "C"). Mieux la pierre sera taillée, plus elle sera belle.
- Le cinquième critère est le Certificat (notre quatrième "C"). Carte d'identité du Diamant qui certifie a la fois l'authenticité de la pierre et vient préciser et chiffrer avec exactitude les quatre critères qui précèdent.
Rentrons maintenant, si vous le souhaitez, un peu plus dans les détails :
1°) Premier "C" : le poids exprimé en Carat
Le poids et donc la grosseur du diamant s'exprime en Carat (c'est d'ailleurs l'unité de masse de tous les gemmes). C'est en 1907 que fut introduit en Europe le carat métrique pesant 0,20 gramme (adopté aux USA en 1913). Un brillant de 5 carats pèsent donc un gramme. On peut convertir également en millimètres pour se représenter la grandeur d'un diamant. Notons qu'un brillant de 1 carat a un diamètre de 6,50 mm, 2 carats correspondent a 8,2 mm, 3 carats a 9,35 mm, 5 carats a 11,1 mm . Le carat est divisé en 100 points. Par exemple, pour un diamant d'un demi carat on parlera de 50 points. Deux dernières précisions : plus le diamant est gros plus il est rare, en conséquence le prix au carat, pour un diamant de 5 carats sera sensiblement plus élevé que pour un diamant de un carat. Par ailleurs, le seuil psychologique de un carat est important, ce qui fait qu'il y a un différence non proportionnelle ente un brillant de 0,99 carat et un brillant de un carat.
2°) Deuxième "C" : la Couleur
La plus grande valeur est attribuée, comme on l'imagine, aux pierres qui sont absolument incolores. C'est cette absence de couleur qui permet le passage sans entrave de la lumière a travers le diamant. Puis, suivent des zones de transitions insensibles, tendant de plus en plus vers le jaune pale. Dans le temps, les noms que l'on donnait a ces différentes couleurs chantaient sympathiquement, jugez en plutôt : River (couleur la plus belle), Top Wesselton, Wesselton, Top Crystal, Crystal, Top Cape, Cape, Light yellow, Yellow. Hélas, aujourd'hui, vous ne pourrez plus avoir le plaisir d' acquérir un "Top Wesselton" mais, tout simplement un "E" ! Les normes de couleurs, établies par le GIA ( Gemological Institute of America) sont en effet devenues : D (pour le blanc exceptionnel), puis E,F,G,H,I,J,K, L (jusqu'a Z, de plus en plus teinté).
3°) Troisième "C" : la Pureté (Clarity)
Ici, la plus grande valeur va au diamant "pur a la loupe 10 fois", donc absolument pur a la loupe grossissant 10 fois. Selon la classification de GIA, ce diamant est appelé : IF (Interna Flawless). C'est donc un diamant ou on ne décèle a la loupe aucune Inclusion. Les inclusions étant des défauts naturels provoqués lors de la formation du diamant : des corps liquide, solides ou gazeux qui se sont restés "prisonniers" dans la pierre.
L'échelle de pureté, selon le GIA est donc la suivante (normes internationales) : IF (Internally flawless - Absolument pur a la loupe grossissant 10 fois) - VVS (Very, very small impurity - très, très petites inclusions) - VS (Very small impurity - très petites imperfections) - SI (Small impurity - Petites imperfections) - P1 (Premier piqué, difficile a voir a l'oeil nu - I 1 : Imperfect 1) - P2 (Deuxième piqué. Atténue légèrement la brillance de la pierre - I 2 : Imperfect 2) - P3 (Troisième piqué. Inclusions repérables a l'oeil nu, qui affectent la brillance de la pierre - I 3 : Imperfect 3).
4°) Quatrième "C" : la Taille (Cut)
Le diamant a l'état brut cache sa beauté sous un "manteau" teinté de jaune, brun ou gris. Il ressemble un peu a un morceau de sucre candi de forme octaédrique (polygone a huit face ou deux pyramides accolées par la base). Seule la taille peut transformer ce "caillou" sans attrait en une pierre pure comme le cristal. La taille évolua avec les âges, sachant que le diamant est si dur que seul un diamant peut en tailler un autre. Très rudimentaires au début, la taille s'améliora au fil des siècles. Au XV eme siècle, Louis de Berquem, natif de Bruges, utilisa la poudre de diamant en enduisant une meule de fer pour tailler et polir le diamant. Les tailles de l'époque comportaient Treize facettes sur la couronne (partie du haut) et neuf sur la culasse (partie du bas). Puis ce fut la taille a 32 facettes, dite taille Mazarin, vers 1650. D'amélioration en amélioration, on arriva enfin a l'année 1919, date a laquelle Marcel TOLKOWSKI publia un traité donnant les dimensions idéales pour qu'une pierre ait un maximum de brillance et d'éclat. Il s'agit d'une taille brillant rond qui compte 58 facettes. La couronne (partie supérieure) comporte 33 facettes et la culasse ou pavillon (partie du bas) en comporte 25. On citera également la taille "Feinschliff" (Belle Taille) datant de 1939.
La qualité de la taille va déterminer le feu, l'éclat et le scintillement du diamant. Une taille parfaite a pour but d'assurer une inclinaison relative des facettes afin que le rayon lumineux ne puisse pas s'échapper par la culasse et qu'a l'aide des facettes, tous les faisceaux lumineux soient réfléchis et renvoyés ensemble vers la couronne.
La taille brillant rond est incontestablement la plus répandue. Notons également l'existence de taille fantaisie : Taille Marquise, Taille émeraude, Taille Baguette, Taille poire et Taille en coeur.
5°) Cinquième "C" : le Certificat
Pendant des siècles, l'évaluation des pierres s'est faite exclusivement au travers de l'examen par les professionnels diamantaires. Les laboratoires spécialisés destinés a établir une véritable "carte d'identité" pour chaque pierre sont nés au milieu des années 50.
Un certificat vient garantir l'authenticité de la pierre (livrée sous scellé) et précise, avec exactitude, ses caractéristiques. Voici des laboratoires dont la compétence est indiscutable :
- GIA - Gemological Institute of America - Ses certificats ont véritablement une audience internationale.
- HRD - Hoge Raad voor Diamant - Anvers Belgique.
- Laboratoire de la CCIP - place de la Bourse a Paris.
- On peut ajouter également : IGI (International gemological Institute, d'Anvers) et EGL (European Gemological Laboratory, également a Anvers)
D' OU VIENNENT LES DIAMANTS ?
Pour répondre a cette question, on abordera d'abord le problème de l'origine des diamants, puis, celui des régions diamantifères et, enfin, celui des circuits commerciaux et, notamment, de la Bourse d'Anvers.
Les diamants sont des cristaux de carbone qui se sont formés dans les profondeurs de la terre (plus de 150 kilomètres sous terre) , dans le magma de Kimberlite, ou règne une très forte température (1200 ° C). Ce magma, soumis a de très forte pression remonte par les volcans en fusion jusqu'aux couches de l'écorce terrestre. On trouve donc des diamants, soit emprisonnés dans la roche volcanique dans des "cheminées diamantifères", ce sont les gisements primaires, soit, du fait de l' action des eaux de ruissellements, ils se libèrent de leur gangue et sont entraînés vers des terrains d'alluvions ou dans le lit de fleuves actuels ou anciens, ce sont les gisements alluvionnaires.
La kimberlite, source principale des diamants, est de couleur bleu. Son nom provient de la ville de Kimberlite, en Afrique du Sud. Lorsque le magma de kimberlite remonte vers la surface de la terre, suite a une éruption volcanique, sa vitesse et d'environ 200 hilomètres/heure. Selon les gisements, l'ancienneté du magma de Kimberlite peut aller de 50 millions d'années A 2 000 millions d'années.
Les gisements de Golconde en Inde, proche de Hyderabad furent les premiers connus et fournirent de nombreuses et très belles pierres au monde entier jusqu'au XVII eme siècle. Puis, en 1728, on découvrit des diamants au Brésil, les gisements de Minas Gerais vont prendre, pendant un siècle, la relève des mines de l'Inde complètement épuisées. Ce furent enfin les découvertes d'Afrique du Sud, a partir de 1866, comme on l'a vu, qui relancèrent l'industrie du diamant.
Aujourd'hui, les principaux pays producteurs de Diamants Gemme (donc, non industriels) sont : Le Bostwana (24 millions de carats) - La Russie (23 millions de carats) - Le Canada ( 12 millions de carats) - L'Australie et l'Angola (avec chacun 7 millions de carats) - L'Afrique du Sud (6 millions de carats) - La République démocratique du Congo (5 millions de carats) et la Namibie (2 millions de carats).
ANVERS mérite un place toute particulière quand on parle Diamant. C'est en effet le plus grand centre mondial du diamant, carrefour de plus de 70% de la production mondiale de diamant brut. Crée en 1893, la Bourse du diamant d'Anvers "Diamantclub van Antwerpen", située a Pelikaanstraat, est la plus vieilles des Bourses. Elle fut suivie, en 1904, d'une seconde Bourse baptisée "Beurs voor Diamanthandel". Deux autre Bourses, dans le même périmètre, virent ensuite le jour. Les diamantaires, négociants, courtiers et Joailliers s'y retrouvent pour y traiter aussi bien du brut que du taillé.
Plusieurs places se sont lancées a l'assaut de la forteresse anversoise, c'est le cas, notamment, de Tel-Aviv, de Dubai et de Mumbai (Bombay). On peut imaginer que, dans les années a venir, Anvers tende a se spécialiser dans le travail des plus grosses pierres.
La De Beers et son organe de commercialisation, la DTC (Diamond Trading Company) contrôle 70% de la commercialisation du diamant ce qui lui permet de réguler le marché et de contrôler les prix. Seul un petit nombre d'acheteurs (environ 113 pour le monde entier) baptisés les "Sightholders" sont fournis en direct par la DTC. Chaque année la DTC leur présente un "lot" (appelé sight) de diamants qu'ils n'ont pas choisi et qu'ils sont contraints d'accepter. Et malgré cette procédure très particulière, tout le monde se bat pour tenter de devenir Sight Holder. La sélection impitoyable exige qu'ils soient "fully compliant with the De Beers Best Practice Principles". Et, une fois admis dans ce cercle très privilégié de "Happy Few", on peut très bien en être exclu. Et ainsi, redevenir un infortuné "non-sightholder"qui se fournira sans doute alors sur le "outside market" (celui qui n'est pas contrôlé par la DTC).